Il est des spectacles qui sont marquants et que l'on garde en mémoire très longtemps, c'est le cas ce soir.
Une pièce à deux personnages de Isabelle LE NOUVEL, dont j'avais beaucoup aimé "Le Syndrome Écossais".
C'est si profond et prenant, que l'on n'est plus spectateur, mais le témoin discret d'une affaire de famille.
Imaginez-vous dans un petit coin, lors de la rencontre de deux demi-frères séparés depuis 13 ans à la suite d'une douloureuse rivalité amoureuse, ils se retrouvent et s'affrontent sur le ressenti de l'un et de l'autre.
Quand la veille, on a souffert d'une pièce très mauvaise et mal jouée, on se rend compte du plaisir à voir deux merveilleux comédiens sublimant un bon texte !!!
Réservez vite !!! Il y avait du monde, mais la salle n'était pas pleine, comme toutes celles où je vais chaque soir, exception faite du "Chalet" de Josiane Balasko, au Théâtre des Nouveautés.
88 Fois l'Infini, un titre qui surprend, je ne vous donne que la moitié de la réponse, comptez les touches d'un piano.
Philippe, c'est François BERLÉAND, qui arrive à faire rire lors de cette explication "musclée" avec son demi-frère Andrew, Niels ARESTRUP.
Nous ne verrons jamais Hélène, l'objet du ressentiment des deux "frères".
Quand j'ai vu qu'il y avait Serge Da Silva dans la distribution, qui m'a fait rire si souvent, j'ai eu aussitôt un à-priori positif.
Patrice Laffont, le play-boy du "Gendarme de St Tropez", devenu animateur vedette de télévision et vu dans d'autres pièces, c'était prometteur.
Le producteur de TCHOUP TCHOUP, m'a habitué à de beaux spectacles...
Mais ici, tous les personnages sont idiots ou malfaisants et l'auteur leur fait dire n'importe quoi.
J'avais beaucoup aimé "Dernier Carton" déjà d'Olivier BALU et avec Patrice Laffont.
Ce soir, le Metteur en Scène: Laurent ZIVERI, assisté de Laura CHEVALIER.
Il était dans la salle et riait à chaque réplique, plus fort que tout le monde... C'est sans doute pour ça que je n'ai pas entendu rire d'autres personnes...
Le spectacle débute sur des images où Mussolini vient haranguer une foule de partisans à Padoue, à l'époque de l'Italie fasciste.
Ce n'est que le prétexte pour situer cette pièce de Victor Hugo, à une autre époque, ce qui simplifie le choix des costumes.
Et c'est une bonne idée, quand on voit l'abominable Maire de
Padoue en Chemise noire et bottes cirées, tout est "raccord".
Un drame de Victor Hugo, joué au théâtre pour la première fois en 1835.
Encore une belle représentation de la troupe de Raymond ACQUAVIVA, dont j'avais récemment beaucoup aimé "Les Acteurs de Bonne Foi", après avoir applaudi "La Victoire en Chantant", ou encore "La Véritable Histoire de Maria Callas".
Cet après-midi, j'ai vu des commentaires sur billet-reduc, visiblement rédigés par quelqu'un de la famille de l'une ou de l'un des comédiens...
En ce qui me concerne, je trouve l'ensemble de la distribution, pleine de talent.
Tous les rôles sont merveilleusement interprétés !
Avec, par ordre d'entrée en scène:
Sarah BERTIN
Romain DUQUAIRE
Edouard GOLBERY
Fabien DESVIGNE
Alexia ODDO
Clémence AUDAS
Baghera BARCAT
Nicolas DRAI
Sacha SANANES
Malone ETTORI
Mise en Scène: Raymond ACQUAVIVA, assisté de Clémence AUDAS